La ville d'Ouarzazate - Par A. Azizi

Découvrir Ouarzazate : la ville-carrefour du Sud-Est marocain

L’avis de sudestmaroc.com

Beaucoup de voyageurs ne voient de Ouarzazate qu’une étape entre Marrakech, les vallées du Sud-Est et le désert. La ville gagne pourtant à être considérée comme un point d’ancrage plutôt que comme un simple lieu de passage. Développée à partir de la fin des années 1920 à proximité de la casbah de Taourirte, elle est entourée de plusieurs sites naturels et historiques qui méritent que l’on prenne le temps de les découvrir. Une seule nuitée suffira à peine pour apprécier ce qui fait sa qualité ultime : depuis Ouarzazate commence le Sud-Est marocain.

Que voir et faire à Ouarzazate ?

Ouarzazate ne se visite pas comme une ville ancienne organisée autour d’une médina et de quelques grands monuments. Ses lieux d’intérêt racontent plusieurs visages successifs de la ville : l’ancien noyau de Taourirte, la ville née au XXe siècle et, bien sûr, le cinéma qui a profondément marqué son identité contemporaine.

En un coup d’œil

  • La casbah de Taourirte avec l’ancienne résidence du pouvoir glaoua et les ruelles du ksar ;
  • Le musée du Cinéma ;
  • Les studios Atlas et CLA ;
  • Retrouver les traces de la ville des années 1930.
  • Flâner dans le centre-ville et son marché.

Visiter la casbah de Taourirte et parcourir les ruelles du ksar

La casbah de Taourirte est bien antérieure à la naissance de la ville moderne de Ouarzazate. Ses parties les plus anciennes remonteraient au XVIIe siècle, mais elle fut profondément remaniée au XIXe siècle.

Vers 1882, Si Hammadi el Glaoui, frère de Madani el Glaoui, s’y établit et en fit l’un des centres du pouvoir glaoua dans la région. Résidence du caïd, lieu de commandement et vaste ensemble domestique, la casbah réunissait les espaces nécessaires à l’exercice du pouvoir et à la vie de ceux qui l’entouraient. En 1927, lorsque le lieutenant Georges Spillmann effectua sa première reconnaissance à Taourirte avant la création du poste français de Ouarzazate, c’est Si Hammadi, déjà âgé, qui le reçut dans la casbah.

À ses côtés s’étend l’ancien ksar de Taourirte, avec ses ruelles étroites, ses passages couverts et ses maisons de terre. Une partie de cet ensemble correspondait à l’ancien mellah, où vécurent des familles juives.

Dans la partie occidentale du site, le quartier Stara a fait l’objet d’un important programme de réhabilitation de l’architecture de terre. Sa restauration permet aujourd’hui de parcourir un secteur longtemps très dégradé et de mieux comprendre l’organisation ancienne de la casbah. L’ensemble reste encore peu animé, mais il constitue une étape intéressante pour qui souhaite dépasser la seule visite monumentale de Taourirte.

À l’est de Stara se trouve l’ancienne résidence du caïd, distincte du quartier réhabilité. Plus richement décorée, elle constituait le cœur résidentiel et de représentation du pouvoir glaoua à Taourirte. Elle ouvre vers l’extérieur de la casbah, en direction d’Aït Ben Haddou. Sa cour principale conserve notamment le célèbre canon Krupp, aujourd’hui encore visible.

Cette pièce d’artillerie rappelle un épisode décisif de l’ascension des Glaoua. En 1891, et en remerciement de son accueil et de son assistance, le sultan Moulay Hassan Ier, revenant du Tafilalet, passe par Taourirte et laisse à Si Hammadi des pièces d’artillerie, dont ce canon Krupp ; il laisse ensuite un deuxième canon à Telouet. Celui-ci fut ensuite utilisé par les Glaoua dans leurs campagnes.

La résidence caïdale est actuellement en restauration et temporairement fermée au public.

Il est enfin recommandé de prolonger la visite par une promenade dans le dédale des ruelles du village de Taourirte. Le quartier reste populaire et habité, avec ses passages couverts, ses maisons de terre et quelques anciens bazars qui conservent encore une atmosphère très différente de celle des espaces restaurés. C’est aussi dans ces ruelles que l’on perçoit le mieux la continuité entre l’ancien village et la ville contemporaine de Ouarzazate.

Approndir : La saga des Glaoua

Approndir : La casbah de Taourirte

La casbah de Taourirte
La casbah de Taourirte

Découvrir le musée du cinéma

Installé face à la casbah de Taourirte dans un ancien lieu de tournage, le musée du Cinéma conserve décors, accessoires, costumes et équipements liés aux productions réalisées à Ouarzazate. Il permet surtout de découvrir de près les artifices du décor cinématographique avant de visiter les grands studios situés à l’extérieur de la ville.

L’ensemble a parfois vieilli et son intérêt dépend de l’état des espaces au moment de la visite ; il reste néanmoins une bonne introduction à l’histoire cinématographique de Ouarzazate.

Visiter les studios de cinéma

Le cinéma prend une autre dimension à quelques kilomètres du centre. Les Atlas Studios, ouverts en 1983, conservent sur une vingtaine d’hectares des palais, temples, villages et autres décors construits pour des productions internationales. Leur visite permet surtout de comprendre comment bois, plâtre, fibres et peinture deviennent à l’écran pierre, métal ou architecture monumentale.

Les CLA Studios, créés plus tard, constituent un second grand site de production et peuvent également être visités lorsque l’activité des tournages le permet. Dans les deux cas, les parcours peuvent évoluer en fonction des productions en cours.

Approfondir : Ouarzazate, ville du cinéma

Les studios de cinéma Atlas
Les studios de cinéma Atlas

Retrouver les traces de la ville des années 1930

Ouarzazate est une ville récente, développée à partir de la fin des années 1920 avec l’installation militaire et administrative française. En quelques années apparaissent routes, bureaux, infirmerie, logements, commerces et hôtels.

Cette première Ouarzazate n’a pas entièrement disparu. L’église Sainte-Thérèse, l’hôpital Bougafer, certains anciens hôtels, bâtiments administratifs et tracés de rues permettent encore de retrouver la ville des années 1930 derrière le centre contemporain. Il faut parfois savoir ce que l’on cherche : ce patrimoine est moins spectaculaire qu’une casbah, mais il raconte un moment décisif où, en quelques années, un centre urbain surgit à côté de l’ancienne oasis.

A découvrir : Aux origines de la ville de Ouarzazate

Ouarzazate en 1951
Ouarzazate en 1951

Un parcours à pied géolocalisé permettra de retrouver les principaux bâtiments et emplacements de Ouarzazate entre 1928 et 1956 à partir du fonds documentaire réuni par Jacques Gandini.

Flâner dans le centre-ville et son marché

Ouarzazate se découvre aussi sans programme. Les rues du centre se prêtent facilement à la promenade, entre petits commerces, cafés, restaurants et boutiques. Le marché central permet de retrouver une ville beaucoup plus quotidienne, fréquentée d’abord par ses habitants, avec ses étals alimentaires, ses vêtements et ses commerces ordinaires.

À quelques pas, la place Al-Mouahidine constitue l’un des principaux lieux de rendez-vous du centre. Bordée de cafés et de restaurants, elle devient particulièrement vivante en fin de journée et le soir. On peut y prendre un thé, déjeuner ou dîner avant de poursuivre à pied dans les rues alentour.

Le centre compte également plusieurs bazars de souvenirs, tapis, objets anciens et artisanat du Sud marocain. Certains valent à eux seuls que l’on pousse la porte, moins pour acheter à tout prix que pour regarder et discuter avec ceux qui les tiennent.

Que voir autour d’Ouarzazate ?

À quelques kilomètres seulement de la ville, les paysages changent très vite. Ksar de terre, oasis encaissée, palmeraie, casbahs, lac et immensités minérales permettent de découvrir plusieurs visages du Sud-Est marocain sans entreprendre de longues étapes. C’est là que prend tout son sens la position de Ouarzazate : depuis la ville, le Sud-Est marocain commence déjà à se déployer.

En un coup d’œil

  • Le ksar d’Aït Ben Haddou.
  • L’oasis de Fint.
  • La palmeraie de Skoura.
  • La casbah de Tifoultoute.
  • Le lac El Mansour Eddahbi.
  • Le complexe solaire Noor.

Le ksar d’Aït Ben Haddou

À une trentaine de kilomètres de Ouarzazate, Aït Ben Haddou constitue l’un des ensembles d’architecture de terre les plus célèbres du Maroc. Inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987, le ksar rassemble à l’intérieur de son enceinte habitations, greniers et espaces collectifs caractéristiques de l’habitat présaharien du Sud marocain.

Mais Aït Ben Haddou mérite davantage qu’un arrêt photographique. Il faut traverser l’oued, entrer dans les ruelles et monter progressivement jusqu’au sommet pour comprendre l’organisation du village et découvrir la vallée de l’Ounila qui s’ouvre derrière lui.

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Le ksar d'Aît Ben Haddou
Le ksar d’Aït Ben Haddou

L’oasis de Fint

À une douzaine de kilomètres de Ouarzazate, l’oasis de Fint apparaît au fond d’une vallée encaissée entourée de collines sombres. Après le plateau presque entièrement minéral, la descente vers les palmiers, les jardins et les villages de terre produit l’un des contrastes les plus saisissants des environs de la ville.

Fint n’est pas seulement un point de vue. L’oasis reste habitée et cultivée. La meilleure façon de la découvrir est de prendre le temps de marcher entre les villages, les parcelles agricoles et les canaux qui distribuent l’eau.

L’état de la piste pouvant varier après les pluies, mieux vaut se renseigner localement avant de s’y rendre avec un véhicule bas.

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Oasis de Fint vue d'en haut
Oasis de Fint vue d’en haut

La palmeraie de Skoura

À environ 40 km à l’est de Ouarzazate, la palmeraie de Skoura forme un immense réseau de jardins, de chemins, de villages et de casbahs de terre. Elle reste habitée et cultivée : palmiers-dattiers, oliviers et parcelles agricoles composent un paysage oasien que l’on comprend beaucoup mieux en quittant la route principale.

La casbah Amridil en est le monument le plus connu et mérite une visite, mais Skoura ne devrait surtout pas être réduite à cette seule étape. Le véritable intérêt est d’entrer dans la palmeraie et d’en parcourir le labyrinthe de pistes et de petits chemins, à pied, à vélo ou en VTT, entre jardins irrigués, villages et anciennes casbahs.

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Oasis de Skoura
Oasis de Skoura

La casbah de Tifoultoute

À environ 8 km de Ouarzazate, la casbah de Tifoultoute domine la vallée de l’oued depuis un promontoire rocheux. Elle appartenait, comme Taourirte, au réseau de résidences et de centres de contrôle développés par les Glaoua dans la région.

Le site offre surtout un beau panorama sur les terres cultivées, les villages et les plateaux environnants. L’état du bâtiment et ses conditions d’accès ayant évolué au fil des années, il est prudent de vérifier localement si une visite intérieure est possible.

Casbah de Tifoultoute
Casbah de Tifoultoute

Le lac El Mansour Eddahbi

À l’est de Ouarzazate, le barrage El Mansour Eddahbi forme une vaste retenue d’eau entourée de plateaux arides. Son niveau varie fortement selon les années et les précipitations, donnant au paysage des visages très différents.

Ce n’est ni une plage aménagée ni un lieu de baignade à recommander comme tel. Son intérêt est celui d’un paysage ouvert, particulièrement agréable pour une halte ou pour l’observation des oiseaux lorsque les conditions s’y prêtent.

La retenue constitue l’une des unités du site Ramsar du Moyen Drâa, vaste ensemble de zones humides s’étendant du bassin de Ouarzazate vers les oasis du Drâa.

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Il est possible de faire du canoë sur le lac : nous contacter
Le lac El Mansour Eddahbi - Par A. Azizi
Le lac El Mansour Eddahbi – Par A. Azizi

Le complexe solaire Noor Ouarzazate

À une dizaine de kilomètres de Ouarzazate, sur le territoire de Ghassate, le complexe solaire Noor a profondément transformé le paysage contemporain. Ses alignements de miroirs et surtout la haute tour de Noor III sont visibles de très loin sur le plateau.

Noor n’est cependant pas une attraction touristique librement accessible. Il faut donc moins le présenter comme une « visite » que comme un élément spectaculaire du paysage et de l’histoire récente de Ouarzazate, devenu l’un des symboles de la politique solaire marocaine.

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Complexe solaire Noor Ouarzazate
Complexe solaire Noor Ouarzazate

Ouarzazate, une ville-carrefour née aux portes du désert

Ouarzazate occupe une position singulière au cœur du Sud-Est marocain. Au nord, les routes franchissent le Haut Atlas vers Marrakech ; à l’est, elles rejoignent Skoura, le Dadès et Tinghir ; au sud, elles descendent vers Agdz et la vallée du Drâa ; à l’ouest, elles ouvrent sur Aït Ben Haddou, le massif du Siroua et le Souss. Cette situation en a fait l’un des principaux centres administratifs, économiques et touristiques de la région, mais aussi une base pratique pour rayonner dans plusieurs directions sans changer chaque jour d’hébergement.

La ville elle-même ne possède ni l’ancienne médina d’une cité historique ni le caractère immédiatement spectaculaire d’un ksar. Son identité s’est construite par couches successives : l’ancienne oasis et ses villages de terre, la casbah de Taourirte et la mémoire des Glaoua, le centre administratif créé sous le Protectorat, puis le tourisme, le cinéma et, plus récemment, le complexe solaire Noor. Cette superposition explique le visage parfois difficile à lire de Ouarzazate, ville moderne posée dans un territoire beaucoup plus ancien.

Avant la naissance du centre urbain actuel, Ouarzazate désignait d’ailleurs l’oasis et sa palmeraie plutôt qu’une ville. Autour de l’oued étaient établis plusieurs ksour, casbahs et espaces cultivés, parmi lesquels Taourirte, Tabounte et Tifoultoute. Agriculture, élevage et circulation entre l’Atlas et les vallées présahariennes structuraient ce territoire rural. Dominant l’oued, la casbah de Taourirte prit une importance particulière à la fin du XIXe siècle dans le réseau de pouvoir des Glaoua.

La transformation commence véritablement dans les années 1920. Un terrain d’atterrissage est aménagé en 1926 et le premier avion se pose cette même année. En 1928, un poste des Affaires indigènes et une garnison sont installés, tandis que la route franchissant le Tizi n’Tichka atteint Ouarzazate en décembre.

Le développement du nouveau centre s’accélère ensuite : administration, routes, infirmerie, commerces et habitations apparaissent progressivement, tandis que le lieutenant-colonel Chardon trace au début des années 1930 les plans du futur centre urbain. L’arrêté viziriel du 13 décembre 1933 puis le dahir du 8 mai 1934 lui donnent une existence juridique. En moins d’une décennie, une ville moderne se constitue ainsi à côté des anciens noyaux de l’oasis, dans le contexte de l’expansion militaire et administrative du Protectorat français dans le Sud marocain.

Après l’indépendance, Ouarzazate poursuit son expansion. Le développement des services et des routes, la construction du barrage El Mansour Eddahbi, l’essor du tourisme puis de l’industrie cinématographique modifient son économie et son paysage. Le complexe solaire Noor ajoute aujourd’hui une nouvelle dimension à cette histoire.

Mais la géographie demeure : près d’un siècle après la création de la ville moderne, Ouarzazate reste avant tout un carrefour entre le Haut Atlas et les grandes vallées du Sud-Est marocain.

Approfondir : Aux origines de la ville de Ouarzazate

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Ouarzazate la nuit - Par A. Azizi
Ouarzazate la nuit – Par A. Azizi

Comment se rendre à Ouarzazate ?

Depuis Marrakech

La N9 franchit le Haut Atlas par le Tizi n’Tichka.

Le trajet couvre environ 195 km, mais la route de montagne, les virages et les traversées de villages allongent la durée du voyage.

En hiver, la neige peut perturber temporairement la circulation sur le col. De fortes pluies, des travaux ou des éboulements peuvent également ralentir le trajet. Il est conseillé de vérifier l’état de la route avant le départ lorsque les conditions météorologiques sont mauvaises.

Depuis Tinghir et l’est du Sud-Est

La N10 rejoint Ouarzazate via Boumalne Dadès, Kelaat M’Gouna et Skoura, au fil des grandes vallées du Sud-Est.

La route est goudronnée et relativement facile, mais les traversées de villages et la circulation peuvent augmenter le temps de parcours.

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Depuis Zagora et la vallée du Drâa

La N9 remonte la vallée du Drâa jusqu’à Agdz avant de franchir le Tizi n’Tinififft vers Ouarzazate.

Depuis Agadir et le Souss

L’itinéraire passe généralement par Taroudant, Taliouine et Tazenakht, à travers les territoires du safran et du tapis Aït Ouaouzguite.

En transport collectif et en avion

Autocars et grands taxis relient Ouarzazate aux principales villes de la région. La ville possède également un aéroport ; horaires et liaisons doivent être vérifiés avant le voyage.

Approfondir : Transport à Ouarzazate : comment venir et se déplacer dans la région

Où dormir à Ouarzazate ?

Dans le centre-ville

Le choix le plus pratique sans voiture : restaurants, cafés, taxis, commerces et services sont accessibles à pied. Idéal pour une étape courte.

Vers Taourirte

À privilégier pour rester proche de la casbah, du musée du Cinéma et du vieux Ouarzazate. Certains hébergements donnent sur l’oued ou les quartiers anciens.

En périphérie ou dans les oasis proches

À choisir pour le calme, l’espace et les paysages. Plus agréable pour plusieurs nuits, mais un véhicule est généralement recommandé.

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Poursuivre le voyage depuis Ouarzazate

Ouarzazate est le point de rencontre de plusieurs grandes routes du Sud marocain. Vers le Haut Atlas, le Dadès, le Drâa ou le Siroua, chacune conduit vers des paysages, des architectures et des territoires très différents. Depuis Ouarzazate commence le Sud-Est marocain.

La vallée de l’Ounila et Telouet

Depuis Aït Ben Haddou, la route remonte la vallée de l’Ounila entre villages de terre, cultures et falaises colorées jusqu’à la casbah de Telouet. C’est l’une des plus belles traversées du versant sud du Haut Atlas, profondément liée à l’histoire des Glaoua.

Jacques Majorelle y séjourna et y peignit plusieurs paysages, notamment autour d’Anmiter, fasciné par la lumière minérale de la vallée et l’architecture de terre.

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Vers le Dadès et Tinghir

À l’est, la N10 traverse Skoura, Kelaat M’Gouna et la vallée des Roses avant de rejoindre Boumalne Dadès puis Tinghir. Cette route enchaîne quelques-uns des grands paysages oasiens et montagnards du Sud-Est marocain.

Agdz, la vallée du Drâa et Zagora

Au sud, la route descend vers Agdz, puis accompagne la longue palmeraie du Drâa vers Zagora et M’Hamid El Ghizlane. Villages de terre, kasbahs et oasis conduisent progressivement vers les paysages sahariens.

A découvrir : M’Hamid El Ghizlane : seuil vers le désert

Tazenakht et le massif du Siroua

À l’ouest, Tazenakht ouvre sur les paysages du Siroua et le territoire des tapis Aït Ouaouzguite. Moins fréquenté que les axes du Drâa ou du Dadès, cet itinéraire permet de poursuivre vers Taliouine, Taroudant et Agadir.

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La palmeraie d'Agdz - Par A. Azizi
La palmeraie d’Agdz – Par A. Azizi
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