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La casbah de Taourirte en ruine

The Getty Conservation Institute et le CERKAS, ensemble pour la réhabilitation de la casbah de Taourirte

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Une réunion d’information a été organisée le 23 avril 2014 sur le projet de réhabilitation du quartier de Stara dans la Casbah de Taourirte. Sous l’invitation du CERKAS et du Getty Conservation Institute (GCI), différents responsables locaux comme le délégué de la culture, le délégué du tourisme, le responsable provincial de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier, le directeur de l’ISTA … ont pu écouter les explications de Susan Macdonald, chef de projets au sein du GCI, et ainsi mieux comprendre les enjeux de cet important chantier pour le développement de Ouarzazate.

The Getty Conservation Institute (GCI) est une organisation non gouvernementale américaine. Elle œuvre à l’échelle internationale pour faire progresser la pratique de la protection et de la conservation du patrimoine.

L’initiative pour la préservation de l’architecture en terre (Earthen Architecture Initiative) menée par The Getty Conservation Institute vise ainsi à promouvoir l’architecture en terre à travers un programme d’activités qui comprend de la recherche en laboratoire, des projets sur le terrain, de la formation, des conférences et des publications.

Depuis 2011, le GCI a lancé un projet pilote au Maroc en partenariat avec le CERKAS de Ouarzazate (centre de conservation et de réhabilitation du patrimoine architectural des zones atlasiques et subatlasiques). Il s’agit de la réhabilitation et de la conservation du quartier de Stara, dans la partie Nord de la Casbah de Taourirte. Le choix de ce site est motivé par son authenticité singulière dont les responsables de Getty sont pleinement conscients. ” Le site de la casbah de Taourirte est particulier car il porte une dimension nationale en terme d’héritage culturel et désormais en terme de méthode de réhabilitation et d’intégration du patrimoine architectural dans le développement de la ville qui l’accueille”. annonce Susan Macdonald.

Ce projet de réhabilitation est en effet mené avec l’intention d’élaborer une méthodologie d’action qui puisse servir auprès d’autres structures similaires au Maroc. Le GCI a mobilisé 25 experts durant les différentes phases de ce projet.

Susan Macdonald, chef de projets au sein du GCI

Pour une gestion durable de Stara et une intégration de la casbah de Taourirte dans le développement de la ville de Ouarzazate

Comment gérer le quartier de Stara d’une manière efficiente et durable ? Comment réussir une intégration de la casbah de Taourirte dans le développement de la ville de Ouarzazate ? Les équipes du CERKAS et du GCI sont en train de mener à bien leur mission de réhabilitation du quartier de Stara. Il appartient dorénavant aux responsables de la ville de réussir la bonne gestion du nouveau quartier de Stara pour son exploitation en tant que lieu central du patrimoine local.
Un point que partagent Mohamed Boussalh, directeur de CERKAS, et Susan Macdonald : “Ce chantier de réhabilitation ne pose pas de problèmes techniques. La véritable difficulté est de réfléchir à la fonction et à la gestion du nouveau quartier de Stara et plus généralement au devenir de toute la casbah de Taourirte”. C’est un grand défi et une problématique compliquée comme le souligne Mme Susan Mac Donald : “Le patrimoine culturel est quelque chose de très complexe car cela ne concerne pas seulement la culture mais aussi l’économie, les pratiques artisanales ou ici architecturales, et cela concerne bien évidemment la population sur des questions d’identité”.

L’ensemble de la casbah de Taourirte, Stara incluse, répond à une harmonie intérieure. Cependant la casbah est en parfaite contradiction avec son environnement immédiat à savoir la ville de Ouarzazate. Susan Macdonald le dit clairement : “Le défi qui fait face à tout le monde est de véritablement intégrer le site de la casbah, et notamment le nouveau quartier de Stara, dans le plan général de développement de la ville, et plus spécifiquement dans le plan du développement touristique de la ville”.

Mohamed Boussalh, directeur du CERKAS, Ouarzazate.

C’est donc un chantier de longue haleine, un défi mais aussi une ambition pour les habitants et les responsables de la ville de Ouarzazate. Le premier pas est déjà franchi avec la réhabilitation de Stara. Reste à mettre en commun les efforts et les volontés afin d’aboutir à une gestion efficiente et une valorisation durable de l’ensemble de la casbah de Taourirte.

“La réhabilitation du patrimoine implique autant le court terme que le long terme, ce qui rend le processus toujours difficile et intéressant mais cela nécessite forcément d’avancer à petit pas en recherchant le consensus entre tous les acteurs concernés” conclut Susan Macdondal.

Le devenir de la Casbah de Taourirte et sa parfaite intégration dans le développement de la ville de Ouarzazate sont donc entre les mains des “acteurs concernés”, les responsables de la ville et tous ceux qui ont à coeur de voir les richesses de leur territoire mises au service d’un développement juste et durable.

Crédit Photographie : Eric Anglade

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